Les experts du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Tchad et du Burkina Faso réunis à Bamako pour un atelier sur l’institutionnalisation du Réseau de bio-sûreté du G5 Sahel

, Bamako (Mali)

Les experts du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Tchad et du Burkina Faso réunis à Bamako pour un atelier sur l’institutionnalisation du Réseau de bio-sûreté du G5 Sahel

Du 28 au 30 mai 2019, s’est tenu à l’Hôtel ONOMO à Bamako, un atelier sur le thème « l’institutionnalisation du Réseau de bio-sûreté du G5 Sahel » organisé par la Fondation Mérieux.

L’atelier a débuté par une cérémonie présidée par la coordinatrice sous régionale du réseau, Dr Thérèse Samdapawinde Kagoné et la responsable Mali & Niger de la Fondation Mérieux, Dr Odile Ouwe Missi Oukem.

Les participants, originaires des cinq pays frontaliers du Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Niger et Tchad, représentants des ministères en charge de la santé et des institutions de recherche et de surveillance épidémiologiques des 5 pays du G5 Sahel, sont les points focaux du réseau.

Le Directeur Général de la Santé du Mali ainsi que le représentant du point focal du G5S du Mali ont honoré la rencontre par leur participation aux ateliers de travail consacrés à la finalisation et la validation des documents institutionnels et techniques (statuts, règlement intérieur, procédures) du réseau de bio-sûreté pour son rattachement au G5 Sahel.

Au cours de l’atelier, les travaux ont porté sur :

  • La définition de la liste des pathologies prioritaires qui concernent déploiement du laboratoire mobile et de l’Équipe d’Intervention Rapide (EIR) du G5 Sahel ;
  • La lecture approfondie et l’adoption des Statuts et du Règlement Intérieur du Réseau de bio-sûreté du G5 Sahel qui devront être présentés aux Ministres de la Santé des 5 pays et soumis à l’approbation du Conseil des Ministres du G5 Sahel ;
  • La définition de la feuille de route et du calendrier pour la soumission de la demande de rattachement du Réseau au Secrétariat Permanent du G5 Sahel;
  • Le développement d’un formulaire de clause de confidentialité pour les personnes faisant partie du réseau G5 Sahel ;
  • Des discussions sur le planning des activités 2019 et 2020 qui devraient servir de base à un plan d’action du réseau G5 Sahel ;
  • La lecture approfondie et l’adoption de la Procédure Opérationnelle Standard (POS) pour le déploiement du laboratoire mobile et de l’EIR du G5 Sahel ;
  • Des discussions sur la manière dont le réseau peut coopérer avec d’autres structures nationales ou régionales de lutte contre les épidémies ;
  • Des échanges sur les options de financement du réseau de bio-sûreté du G5 Sahel.

Depuis le début du projet, plusieurs experts des 5 pays du Sahel ont été formés sur le l’utilisation du laboratoire mobile au Centre d’Infectiologie Charles Mérieux du Mali, au Centre Muraz au Burkina Faso, et plusieurs déploiements du laboratoire mobile ont également eu lieu au Mali. Le prochain déploiement du laboratoire mobile du G5 Sahel est cette fois prévu au Burkina Faso (Bobo Dioulasso) du 28 octobre au 8 novembre 2019. Cet exercice visera à montrer la déployabilité du laboratoire mobile du G5 Sahel et celle de l’Equipe d’Intervention Rapide (EIR) du G5 Sahel dans un autre pays du G5 Sahel en cas de menace épidémique.

Le projet

L’initiative de ce projet s’inscrit dans le cadre d’une collaboration franco-allemande de lutte contre Ebola. L’Allemagne a mis à disposition du Mali un laboratoire mobile et formé une équipe locale. Ce laboratoire mobile est hébergé au Centre d’Infectiologie Charles Mérieux du Mali et appartient désormais au ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique.

Depuis mi-2016, l’Allemagne a étendu cette initiative aux autres pays du G5 Sahel, à savoir le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Le projet vise à renforcer la capacité de prévention et de riposte transnationale par rapport aux menaces biologiques ou au bioterrorisme. Les pays seront sensibilisés pour une approche de coopération et de concertation en matière de bio-sûreté afin de répondre plus efficacement aux risques biologiques dans la région.

Le projet est financé par l’Agence allemande de coopération internationale pour le développement (GIZ) et mise en œuvre par la Fondation Mérieux.

Les partenaires techniques

  • Centre de Recherche Médicale et Sanitaire (CERMES) du Niger
  • Centre Muraz du Burkina Faso
  • Institut National de Recherches en Santé Publique (INRSP) de la Mauritanie
  • Ministère de la Santé du Tchad
  • Centre d’infectiologie Charles Mérieux (CICM) du Mali